Plus d’une cinquantaine de métiers sont
répertoriés dans le transport routier. La plupart d’entre eux ne
demandent pas de qualification supérieure. Ainsi, 80% des emplois du
secteur sont occupés par les chauffeurs routiers qui peuvent être
titulaires d’un BEP Conduite et service dans les transports ou d’un CAP
Conduite routière. Les métiers de cariste, préparateur de commande ou
de magasinier sont accessibles avec un bac pro, un BEP ou un CAP.
La
banalisation des échanges internationaux et le développement des
livraisons, notamment grâce aux achats sur Internet, donnent bon espoir
de voir repartir la demande pour les conducteurs routiers. Demande qui,
depuis 2002, était en stagnation.
Concernant les métiers de la
logistique (gestion et maintenance des parcs de véhicules, organisation
des conditions de transport des marchandises,…), il faudra attendre
encore deux ans pour que les besoins commencent à affluer. Les nombreux
départs à la retraite prévus devraient permettre aux jeunes diplômés
bac +2, +4 ou plus, de trouver leur bonheur dans des postes
d’encadrement opérationnel et d’organisation stratégique de la
logistique.
Malgré une présence croissante sur les routes, les
véhicules dits « industriels » polluent moins qu’auparavant.
Sensibilisés par le problème des gaz à effet de serre, la plupart des
chauffeurs apprennent la conduite économique. Ainsi, en 15 ans, les
émissions polluantes des poids lourds, encadrées par des normes
européennes de plus en plus exigeantes, ont été réduites de 70% alors
même que le trafic a augmenté.
Ainsi, les acteurs de l’automobile et
du transport routier ne peuvent aujourd’hui ignorer l’« éco-conduite ».
Déjà d’actualité, cette question sera un enjeu majeur dans l’avenir
pour ces deux secteurs phares de l’économie française.
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